lundi 26 septembre 2016

Atelier de validation du Processus de création des Chambres d’Agriculture du Sénégal

Un atelier de synthèse des contributions et de proposition d’axes d’orientation des projets de textes législatifs et réglementaires

Le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, à travers le secrétariat d’Etat à l’Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes, tient, à partir de ce samedi 24 septembre, un atelier de synthèse et de validation des contributions régionales au processus de réflexion et de création des Chambres d’Agriculture du Sénégal.

D’éminentes personnalités telles que Dr Papa Abdoulaye Seck, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, et ses collègues du Gouvernement en charge de l’Elevage et des Productions animales, de l’Environnement et du Développement durable, de la Pêche et de l’Economie maritime vont prendre part à cette importante rencontre aux côtés de Monsieur Moustapha Lô Diatta, Secrétaire d’Etat à l’Accompagnement et à la Mutualisation des Organisations paysannes et du représentant du Premier Ministre, et ce, en présence des représentants des organisations paysannes, des organisations de filières et des différents ministères concernés.

Rappelons que la création de ces Chambres d’Agriculture répond à une exigence du monde rural et à la mise en œuvre du Pracas (Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise), volet agricole du PSE (Plan Sénégal Emergent) et s’inscrit dans une nouvelle dynamique structurelle des organisations paysannes en vue d’une amélioration de la situation économique et sociale des acteurs ruraux.

Au cours des travaux d’atelier, les participants vont échanger, discuter de façon inclusive sur les contributions régionales en vue de les valider, faire une analyse et une synthèse complètes des thématiques de groupe de travail, formuler des axes d’orientation des textes législatifs et réglementaires avant de procéder à la validation, en plénière, du rapport général de l’atelier.
Source: Dakar Actu

jeudi 22 septembre 2016

Sénégal /Pakistan : Les axes de la nouvelle coopération

Le Président Macky Sall revient du Pakistan avec plein d’engagements du gouvernement du Premier ministre Muhammad Nawaz Sharif en faveur du Sénégal. Les deux hommes d’État ont en effet convenu de renforcer la coopération de leurs deux pays dans divers domaines tels que la défense, le commerce, l’investissement, l’agriculture et l’éducation.
Le leader pakistanais a déclaré à « Radio Pakistan », la radio d’Etat de son pays, qu’en plus des échanges dans des domaines incluant des produits tels que les textiles, les produits pharmaceutiques et le riz, « le Pakistan va désormais s’ouvrir au Sénégal sur les questions relatives à la coopération dans le domaine militaire et la défense ». C’est ainsi que « le Pakistan a offert de coopérer avec le Sénégal dans l’échange de renseignements, le contrôle du trafic humain et de la drogue ainsi que le renforcement des capacités des forces de sécurité sénégalaise dans la lutte contre le terrorisme ».

Toujours dans son compte rendu à « Radio Pakistan », Muhammad Nawaz Sharif a aussi indiqué que la coopération entre les deux pays sera notamment axée sur l’industrie légère mais aussi l’agriculture, la science et la technologie. Le Pakistan veut ainsi apporter un soutien technique au Sénégal pour la création d’usines de production de sucre et de ciment. Et Muhammad Nawaz Sharif d’ajouter que ‘’son pays peut également exporter du cuir et de la cordonnerie, ainsi que des produits d’ingénierie légers et des engins agricoles au Sénégal’’.

En plus de la proposition d’ouverture d’une banque pakistanaise au Sénégal, « le Pakistan va offrir des bourses d’études à des étudiants sénégalais dans divers domaines enseignés par des institutions prestigieuses ». Le Premier ministre pakistanais s’est enfin félicité de la décision du Sénégal d’ouvrir une ambassade à Islamabad.

Le Sénégal et le Pakistan ont décidé de tenir au premier trimestre 2017 une commission mixte qui va matérialiser cette nouvelle feuille de route de la coopération entre les deux pays. Le président Macky Sall et sa délégation ont été les hôtes à dîner du président de l’Assemblée nationale du Pakistan, Ayaz Sadiq.

xalima.sn

En voyage d’études à la ferme kaydara de fimela : Des maires du nord à l’école de l’agriculture écologique et biologique

Le mouvement citoyen, une organisation de la société civile, a organisé, jeudi et vendredi, un voyage d’études à la ferme-école agro-écologique de Kaydara dans la commune de Fimela à l’intention des acteurs au développement de 10 communes de Saint-Louis, Matam et Louga. Le voyage a permis à ces derniers de partager des expériences sur l’agriculture écologique et biologique.

Les sous-préfets, les maires, les directeurs des agences régionales de développement (Ard), les organisations communautaires de base, les jeunes des régions de Saint-Louis, Matam et Louga ont séjourné à la ferme-école agro-écologique de Kaydara dans la commune de Fimela, département de Fatick.
Ils ont, pendant deux jours, renforcé leur expérience dans les domaines agro-écologiques dans cette ferme créée qui, depuis 2007, s’investit dans l’agriculture écologique et biologique. Les autorités locales et administratives des régions citées plus haut veulent s’enquérir du travail qui se fait dans cet endroit et partager l’expérience pour mieux les transporter dans leurs localités respectives.

Fixer les jeunes
Pour Alpha Faye, secrétaire exécutif du mouvement citoyen, les voyages d’études constituent une activité extrêmement importante parce que permettant aux uns et aux autres de gagner de l’expérience.  « C’est une expérience extrêmement importante du fait qu’elle porte sur le développement mais également la rénovation des activités agricoles dites écologiques et biologiques », a insisté Alpha Faye. Il a soutenu que c’est une forme d’agriculture qui aide à former des jeunes et les « capaciter » pour qu’ils puissent se lancer dans leurs activités avec l’appui technique de l’Etat et des collectivités locales. Lesquelles sont invitées à mettre à leur disposition des terres.
Notre interlocuteur est d’avis qu’aujourd’hui le contexte s’y prête avec l’Acte 3 de la décentralisation qui constitue un axe sur lequel on doit s’appuyer pour régler les problèmes de développement, de sous-emploi des jeunes, de la population d’une manière générale.   « Il faut valoriser l’agriculture pour fixer les jeunes dans nos terroirs », a-t-il signifié.
 « Pour toutes ces raisons et d’autres, nous avons jugé utile d’organiser ce voyage d’études avec les acteurs clés qui portent le développement territorial dans les 10 communes des régions du Nord qui sont des partenaires du mouvement citoyen sans lesquels on ne peut pas impulser le développement territorial », a-t-il dit. Momar Ndiaye, maire de la commune de Dahra, a magnifié la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg avant de saluer l’initiative du mouvement citoyen organisateur de ce voyage d’études à la ferme-école de Kaydara.   « Nous allons mettre cette expérience au profit de nos populations dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire », a-t-il soutenu. Il a proposé au maire de s’inspirer de ce qu’ils ont vu sur le terrain en développant une agriculture biologique dans leurs collectivités locales.
Pour la première adjointe au maire d’Aéré-Lao, Mme  Khadidiatou Talla, seule l’agriculture peut développer un pays comme le Sénégal. Elle a promis de multiplier cette expérience qui permet de lutter contre la pauvreté et les changements climatiques. Le maire de Fimela, Karim Sène, s’est félicité de cette rencontre.

Les collectivités locales sont les premiers partenaires de la ferme

La ferme-école de Kaydara créée en 2006 est située à quelques kilomètres de Fimela (département de Fatick). Elle a ouvert ses portes en 2007. La ferme a reçu la visite du président de la République, Macky Sall, au mois de juillet dernier. Le directeur de la ferme-école agro-écologique de Kaydara, Gora Ndiaye, a indiqué que l’objectif de la ferme-école est de développer l’agriculture biologique et écologique au Sénégal. Selon lui, l’agriculture conventionnelle a montré ses limites à cause de la désertification et des changements climatiques. « Nous avons créé cette ferme-école pour conscientiser les collectivités locales pour qu’elles donnent les terres aux jeunes afin qu’ils développent dans leurs terroirs une agriculture biologique », a-t-il soutenu. Gora Ndiaye a rappelé que quatre promotions de jeunes sont formées dans cette ferme-école dont deux viennent des communes de Fimela et de Tassette. « Les collectivités locales sont nos premiers partenaires, parce que nous les accompagnons dans leur politique de développement », a-t-il indiqué.                                  

Oumar Ng. BA
Le soleil